Rentrée 2026 : le gouvernement vante des enseignants au complet, les syndicats restent sceptiques
À la veille du retour en classe, le ministre de l'Éducation nationale, a affiché son optimisme en affirmant que les concours de recrutement avaient permis d'assurer une présence enseignante optimale sur le territoire. Un enthousiasme loin d'être partagé sur le terrain
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D'après les chiffres avancés par le ministère, les taux de postes pourvus affichent une progression significative par rapport aux années précédentes, marquées par une crise aiguë du recrutement.
Dans le premier degré, les maternelles et écoles élémentaires, 98,5 % des postes ont été pourvus cet été, contre 92,1 % l'an passé. Pour le second degré, les collèges et lycées, le taux d'affectation atteint 96,1 %, en nette hausse par rapport aux 90,6 % enregistrés lors de la rentrée précédente.
Des indicateurs en nette hausse
Pour expliquer cette amélioration, le ministre met en avant l'abaissement du niveau de qualification requis pour passer les concours externes, désormais ouverts à BAC+3 (contre BAC+5 auparavant).
Si Édouard Geffray concède qu'il est impossible de promettre le zéro remplacement manquant lors d'absences de très courte durée, il assure que les absences prolongées non remplacées resteront « extrêmement marginales » sur l'ensemble du territoire.
Un « effet trompe-l'œil » pour les syndicats
L'enthousiasme ministériel s'avère toutefois vivement contesté par les représentations syndicales. Selon elles, cette hausse des chiffres de recrutement s'explique en grande partie par une année de transition technique liée à la coexistence exceptionnelle des concours à BAC+3 et à BAC+5.
Un doublon temporaire qui fausserait la lecture réelle des capacités d'attraction du métier sur le long terme.
À l'aube de la dernière année du mandat présidentiel, le Snes-FSU qualifie le bilan des dix dernières années de « catastrophique » pour le service public d'éducation. De son côté, le syndicat SE-Unsa met en avant un malaise profond sur le terrain : selon son dernier baromètre, seuls 0,3 % des 43 000 enseignants interrogés se disent confiants dans l'avenir du système éducatif.
Publié : 19h29 par Titouan GUIBERT
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