Les hippodromes de l'Ouest menacés par une réorganisation de France Galop
C’est une onde de choc qui traverse le monde hippique dans le Grand Ouest. Bastion historique des courses en France avec plus de cent champs de courses répartis entre la Bretagne, les Pays de la Loire et la Normandie, la région s'apprête à faire face à une restructuration d'une ampleur inédite.
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France Galop a dévoilé un document de travail visant à redessiner la cartographie des épreuves de galop (plat et obstacle) à compter du 1ᵉʳ janvier 2027. Si ces préconisations sont validées, plusieurs sites emblématiques pourraient voir ces disciplines disparaître définitivement de leurs pistes.
Des métropoles aux communes rurales
La mesure la plus marquante touche des hippodromes majeurs du réseau national. À Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), site classé « Premium », France Galop préconise tout simplement l'arrêt total des épreuves de galop. En Vendée, les courses de plat sur le champ de courses des Sables-d'Olonne sont également dans le collimateur. Plus loin dans les terres, des infrastructures comme celles de Châteaubriant (Loire-Atlantique), Cholet (Maine-et-Loire) ou Senonnes (Mayenne) pourraient perdre leurs épreuves d'obstacle.
Le projet frappe aussi de plein fouet les hippodromes dits « de première catégorie » ou locaux (PMH), très ancrés dans le patrimoine rural et populaire.
Les courses de galop ou d'obstacle sont ainsi menacées à Guingamp, Dinan et Plestin-les-Grèves (Côtes-d'Armor), à Carhaix, Guerlesquin et Plouescat (Finistère), à Josselin (Morbihan), à Vitré (Ille-et-Vilaine), à Plessé (Loire-Atlantique) ou encore à Beaupréau (Maine-et-Loire). Même les célèbres courses organisées traditionnellement sur les plages de Bretagne nord pourraient s'éteindre.
Baisse du PMU et manque de chevaux
Pour justifier cette décision radicale, la société mère évoque une conjoncture économique dégradée : baisse des enjeux enregistrés par le PMU, coûts d'entretien importants des infrastructures et diminution du nombre de chevaux au départ des réunions. Désormais, la méthode retenue s'appuie sur la densité de chevaux disponibles dans un rayon de 200 à 500 kilomètres autour de chaque site.
L'espoir n'est pas totalement éteint pour l'Ouest, puisque quelques sites tireraient leur épingle du jeu : les hippodromes de Landivisiau, Morlaix, Rostrenen, Angers ou Craon pourraient récupérer des épreuves et voir leur activité renforcée.
Mais pour les présidents de sociétés de courses, les bénévoles et les élus locaux des communes impactées, le mois de septembre s'annonce décisif pour tenter de sauver un pan entier du patrimoine sportif et populaire régional.
Publié : 19h22 par Titouan GUIBERT
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