Chikungunya en France : une vingtaine de cas autochtones recensés cet été

La circulation des maladies transmises par moustiques se poursuit en France, mais bien moins qu'en 2025. Selon Santé publique France, 25 cas de chikungunya ont été identifiés dans l'Hexagone.

Un moustique tigre, illustration
Crédit : CDC / James Gathany - Wikimedia Commons

Les données arrêtées au 17 août font état de trois foyers distincts de transmission locale du chikungunya, concentrés dans deux départements : le Tarn et la Gironde.

Pour rappel, un cas est qualifié d'"autochtone" lorsqu'une personne contracte le virus sur le sol national sans avoir voyagé récemment dans une zone d'endémie.

Parallèlement au chikungunya, la dengue, transmise par le même vecteur; fait également l'objet d'une surveillance étroite. Santé publique France a signalé quatre cas autochtones répartis sur trois épisodes distincts dans le Tarn, l'Hérault et la Dordogne.

L'implantation durable du moustique tigre

Même si le bilan provisoire de cet été reste modéré, la détection régulière de chaînes de transmission locales confirme l'ancrage permanent de ces viroses tropicales en métropole.

L'expansion du moustique tigre, combinée au réchauffement climatique, à l'urbanisation et à l'intensification des échanges internationaux, a considérablement élargi l'aire de répartition de l'insecte.

Autrefois cantonné aux zones tropicales, le moustique tigre est désormais implanté dans 83 départements métropolitains. Sa période d'activité s'étend désormais sur une large fenêtre allant du mois de mai jusqu'au mois de novembre.

La fièvre du Nil occidental s'étend au-delà du Sud

En marge des arbovirus transmis par le moustique tigre, Santé publique France alerte sur la circulation du virus West Nile, véhiculé quant à lui par le moustique commun du genre Culex.

Depuis le début de la saison estivale, 18 cas d'infection ont été enregistrés. Si ce virus était historiquement confiné au bassin méditerranéen, des contaminations ont été identifiées cet été non seulement dans le Sud de la France, mais également en région parisienne.

Une progression géographique du risque vectoriel sur l'ensemble du territoire national, mais une nette accalmie par rapport à l'été 2025.

Publié : 11h30 par Titouan GUIBERT

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