Agriculture : un plan de soutien d'un milliard d'euros pour secourir un secteur en crise
Face aux conséquences d'un été marqué par des sécheresses et des incendies, la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a présenté cette semaine le plan « Casi ». Doté d'une enveloppe d'un milliard d'euros, ce dispositif vise à éviter les faillites en chaîne des exploitants épuisés.
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/radios/rca/importrk/medias/Redaction/agriculture.jpg)
Le premier pilier du plan repose sur la prise en charge rapide des pertes d'exploitation à travers l'Indemnisation de solidarité nationale, abondée à hauteur de 520 millions d'euros. Afin d'injecter immédiatement de la trésorerie dans les fermes, l'acompte versé aux agriculteurs passe de 70 % à 80 %, pour des premiers versements prévus dès octobre.
À cette réponse immédiate s'ajoutent plusieurs leviers d'allègement financier. 30 millions d'euros débloqués pour compenser les pertes de fonds non assurables. 330 millions d'euros sous forme de dégrèvements de la taxe foncière sur les propriétés non bâties pour les structures les plus impactées. Prolongation de l'aide à l'achat de gazole non routier en septembre et octobre et ouverture du guichet d'aide aux engrais jusqu'au 31 décembre.
À compter de 2027, le calcul de l'indemnisation évoluera vers une référence sur huit ans au lieu de cinq, une modalité négociée auprès de la Commission européenne pour mieux protéger les exploitations face à la récurrence des aléas climatiques.
Un « fonds de réarmement »
Pour réamorcer l'activité des fermes de l'Hexagone et des Antilles, le gouvernement crée un « fonds de réarmement agricole » de 235 millions d'euros. Pilotée au niveau départemental par les préfets, cette enveloppe permettra de financer l'achat de fourrage, de semences et d'indemniser les dégâts causés par les incendies estivaux. En parallèle, 20 millions d'euros supplémentaires viendront abonder la prise en charge des cotisations sociales dès cet automne.
Sur le plan budgétaire, le taux d'avance des aides de la Politique agricole commune grimpe de 70 % à 75 %, libérant 420 millions d'euros de trésorerie anticipée. Enfin, la ministre s'est engagée à accélérer la mise en œuvre du contrôle unique sur les exploitations en favorisant les vérifications sur pièces plutôt que les inspections sur le terrain, tout en réaffirmant le rôle stratégique des retenues d'eau pour sécuriser l'avenir de la profession.
Publié : 19h28 par Titouan GUIBERT
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/rmn/images/logo_yms0FlH36F.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x2000/filters:format(webp)/medias/jQeGQgXNld/image/Btn_Contact_Redaction1739790016929.png)