L’espérance de vie sans incapacité correspond aux années vécues sans limitation majeure dans les activités du quotidien. D’après les données les plus récentes, cette durée augmente régulièrement depuis 2008. Entre 2008 et 2024, le gain atteint un an et neuf mois, aussi bien chez les femmes que chez les hommes, soit en moyenne plus d’un mois supplémentaire chaque année.
Des seniors plus autonomes à 65 ans
En 2024, une femme de 65 ans peut espérer vivre encore près de 12 ans sans incapacité, contre un peu plus de 10 ans pour un homme. Même au-delà, les périodes de dépendance sévère tendent à se réduire. Résultat : après 65 ans, environ la moitié du temps restant est désormais vécue sans limitation majeure, une proportion en hausse constante.
Pourquoi vieillir en meilleure santé ?
La Drees identifie plusieurs facteurs explicatifs. D’abord, les maladies chroniques liées à l’âge apparaissent plus tardivement. Ensuite, leur prise en charge médicale s’est améliorée, ce qui limite leur impact dans le temps. Enfin, l’environnement joue un rôle clé : logements adaptés, aides techniques et aménagements urbains réduisent les difficultés du quotidien.
Des différences persistantes entre femmes et hommes
Si les femmes vivent plus longtemps, elles passent proportionnellement plus d’années avec des maladies chroniques non mortelles. Les hommes, eux, ont une espérance de vie plus courte, en raison notamment des maladies cardiovasculaires et de certains cancers. Malgré tout, la progression de la vie en bonne santé bénéficie désormais aux deux sexes de manière équivalente.
Un signal encourageant pour l’avenir
Ces résultats dessinent un vieillissement plus actif et plus autonome. Un enjeu majeur pour la société, à l’heure où la population française continue de vieillir, et un indicateur positif pour les politiques de santé publique à long terme.