Travailler le 1er Mai : les députés examinent une proposition de loi
Le statut du 1er Mai revient au cœur des discussions parlementaires. Ce vendredi 10 avril, les députés examinent une proposition de loi visant à encadrer les dérogations au repos obligatoire. Un texte sensible, déjà adopté au Sénat, qui suscite une vive opposition syndicale.
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Portée à l’Assemblée après un premier report en janvier, la proposition de loi ambitionne de fixer clairement la liste des établissements autorisés à faire travailler leurs salariés le jour de la Fête du travail. Objectif affiché : mettre fin à un flou juridique persistant, notamment pour les boulangeries, régulièrement sanctionnées ces dernières années.
Ce texte a notamment été défendu au Sénat par la sénatrice vendéenne Annick Billon, à l’origine de cette initiative avec plusieurs élus du centre et de la droite.Jusqu’ici, une tolérance existait depuis 1986, mais elle a été invalidée par la Cour de cassation en 2006. Résultat : depuis 2023, certains professionnels ont été verbalisés pour avoir employé du personnel ce jour-là.
Des dérogations encadrées et limitées
Le texte prévoit d’autoriser certains commerces à ouvrir le 1er Mai : boulangeries, pâtisseries, boucheries, poissonneries, mais aussi fleuristes, jardineries, cinémas et théâtres. Ces activités sont jugées compatibles avec la demande du public lors de ce jour férié. Toutefois, des conditions strictes sont prévues : seuls les salariés volontaires pourront travailler et ils devront être rémunérés au double.
Cette proposition suscite une opposition marquée des organisations syndicales. Elles dénoncent une remise en cause progressive du caractère chômé du 1er Mai, symbole historique des droits des travailleurs.
En Ille-et-Vilaine, des syndicats se sont rassemblés ce jeudi 9 avril devant la préfecture de Rennes pour défendre ce jour férié. Dans le Finistère, l’union locale CGT du Pays bigouden appelle à manifester ce vendredi 10 avril à 11h devant la permanence de la députée Liliana Tanguy, à Pont-l’Abbé.
Le gouvernement espère une adoption rapide du texte, avec une entrée en vigueur dès le 1er Mai 2026. Si les députés valident la version du Sénat, un décret pourra être signé immédiatement. En cas de désaccord, une commission mixte paritaire devra être réunie en urgence pour trouver un compromis, permettant malgré tout une application dans les prochaines semaines.
Publié : 19h01 par Dimitri COUTAND
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