Tempêtes : qui décide de leur prénom… et pourquoi Pedro a frappé l’Ouest ?

Ciaran, Domingos, Nils, Pedro… Ces derniers mois, la Bretagne et les Pays de la Loire ont enchaîné les coups de vent et les pluies diluviennes. Derrière ces prénoms familiers, un dispositif bien rodé permet d’identifier rapidement les phénomènes les plus dangereux. Explications.

Les noms de tempêtes !
Les noms de tempêtes !

À l’automne, Ciaran puis Domingos ont balayé la façade atlantique, provoquant d’importants dégâts en Bretagne et dans les Pays de la Loire.
Cet hiver, Nils puis Pedro ont à leur tour apporté rafales, précipitations soutenues et crues, notamment dans le Maine-et-Loire et en Loire-Atlantique.
Des épisodes marquants, devenus facilement identifiables grâce à leur prénom.

Une liste établie avant la saison

Contrairement aux idées reçues, le nom d’une tempête n’est pas choisi au dernier moment.
Chaque année, avant l’automne, une liste alphabétique est élaborée conjointement par plusieurs services météorologiques d’Europe de l’Ouest : la France, l’Espagne, le Portugal, la Belgique et le Luxembourg.
Chaque pays participe à la sélection des prénoms, alternant noms féminins et masculins.

Comment une tempête est-elle baptisée ?

Lorsqu’une dépression est susceptible d’entraîner des vents violents et de déclencher des vigilances étendues, le service météo du pays le plus concerné lui attribue le prénom suivant sur la liste.
Ainsi, Pedro n’a pas été choisi pour une raison particulière : il correspond simplement à l’ordre alphabétique prévu pour la saison en cours.

Un outil pour mieux alerter

Donner un prénom à une tempête n’a rien d’anecdotique.
Cela permet aux médias, aux autorités et au grand public de parler du même événement sans confusion, surtout lorsque plusieurs perturbations se succèdent.
Un nom court, facile à retenir, qui favorise la diffusion rapide des consignes de sécurité.

Une pratique désormais bien ancrée

Inspiré du modèle anglo-saxon, ce système est en place depuis 2017 en France.
Face à la multiplication des épisodes venteux et pluvieux ces dernières années, il s’est imposé comme un outil central de la communication de crise.

Et si les prénoms changent chaque saison, l’objectif reste le même : mieux anticiper… et mieux protéger.

Publié : 10h00 par Gwen BROT

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