Sommeil : près d'un Français sur quatre se déclare insatisfait de ses nuits, selon une étude
Nuits plus courtes, troubles, nuisances... les Français dorment moins et leur sommeil se fragilise, selon une étude de l'Institut national du sommeil et de la vigilance avec OpinionWay publiée mardi 10 mars 2026.
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Près d'un Français sur quatre se déclare insatisfait de ses nuits, selon l'étude de l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) et de la fondation Vinci Autoroutes avec OpinionWay publiée mardi 10 mars 2026, à l'approche de la journée internationale du sommeil, vendredi 13 mars 2026. Pourtant, la qualité de sommeil se trouve en tête des piliers importants pour la santé pour près de la moitié de la population (42%), devant "bien manger" (38%) ou "bien bouger" (20%).
Selon l'étude, les Français "dorment 6h50 en semaine et 7h48 le week-end, des durées inférieures aux recommandations internationales" allant de sept à neuf heures. Plus d'un tiers des Français (38%) fait aussi état de troubles du sommeil, insomnie en tête. En cause notamment les pollutions sonore et lumineuse, l'hyperconnexion, la chaleur mais aussi les horaires de travail décalés. Par exemple, 58% dorment avec un smartphone allumé dans la chambre et 23% disent être réveillés par les notifications de leur smartphone.
Inégalités au sein de la population
Tous les Français ne sont pas égaux face au sommeil. L'étude démontre que toutes ces disparités de sommeil recoupent en réalité les inégalités sociales, puisque l'environnement socio-économique influence la qualité des nuits. Par exemple, les personnes vivant en appartement ou en ville sont plus exposées aux nuisances sonores ou à la canicule. Et les maladies chroniques augmentent les risques de troubles du sommeil, le fait d'être une femme aussi.
Parmi les réflexions collectives proposées pour mieux dormir, l'Institut met en avant le décalage des horaires en école, l'encadrement des horaires décalés et la restriction du travail de nuit, l'adaptation de l'éclairage en intérieur et extérieur, l'amélioration de l'isolation phonique et thermique des bâtiments, ou encore l'intégration de la question du sommeil dans les politiques de santé publique et de lutte contre les inégalités.
A titre individuel, l'INSV recommande, par exemple, de s'exposer au moins une heure à la lumière naturelle chaque matin et de privilégier un éclairage chaud et tamisé le soir, d'éteindre ses écrans la nuit, de rafraîchir sa chambre et de se protéger des bruits nocturnes en coupant ses appareils électroménagers et en utilisant des protections.
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