Plus d’un logement sur deux menacé par des fissures en France

La nouvelle cartographie nationale révèle qu’une majorité de maisons individuelles sont désormais exposées à un risque moyen ou élevé de fissures liées à la sécheresse.

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Crédit : Pixabay

Validée par arrêté le 9 janvier 2026 par le ministère de la Transition écologique et rendue publique ce mercredi 11 février, la mise à jour de la carte du retrait-gonflement des argiles (RGA) élargit considérablement les zones concernées. Aujourd’hui, 55 % du territoire est classé en risque moyen ou fort, contre 48 % il y a cinq ans. Plus de 12 millions de maisons, soit près de 60 % du parc individuel français, pourraient être affectées.

Le phénomène est bien connu : en période de sécheresse, les sols argileux se contractent. Lorsque les pluies reviennent, ils se dilatent. Ces mouvements de terrain fragilisent les fondations et provoquent fissures, déformations des murs, voire rendent certaines habitations inhabitables. Plusieurs régions apparaissent particulièrement exposées, notamment le Centre-Val de Loire, la Bourgogne-Franche-Comté, l’Auvergne-Rhône-Alpes et le Grand Est.

Fissure

Cette actualisation élargit également les secteurs où des normes spécifiques s’imposeront pour les maisons neuves afin de limiter les dégâts liés aux mouvements de sol. Ces obligations entreront en vigueur à partir du 1er juillet 2026 pour les promesses et actes de vente.

En revanche, le défi majeur concerne les logements déjà bâtis, notamment ceux des années 1970 aux fondations parfois insuffisantes. Les réparations peuvent représenter un coût important pour les propriétaires.

La carte détaillée est accessible sur le portail officiel Géorisques. Les particuliers peuvent y consulter, département par département, le niveau d’exposition de leur commune au phénomène de retrait-gonflement des argiles.

Publié : 19h55 par Dimitri COUTAND

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