Les frappes menées par les États-Unis et Israël, suivies de ripostes iraniennes, ont entraîné la fermeture totale des espaces aériens de l’Iran, d’Israël, du Qatar, de l’Irak, de la Syrie et des Émirats arabes unis.
Résultat : plus de 1 700 vols vers la région annulés en 48 heures, soit près de 20 % du trafic habituel. Les avions contournent désormais la zone, rallongeant considérablement les trajets entre l’Europe, l’Asie et le Golfe.
Des milliers de passagers bloqués
Dans plusieurs hubs internationaux, les voyageurs se retrouvent coincés, notamment à Dubaï où un incendie causé par des débris de drone a accentué la tension.
En France, les aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle, Orly, Nice, Lyon, Marseille ou Grenoble sont touchés par des suppressions de vols. Les réseaux sociaux témoignent d’une forte désorganisation et d’attentes prolongées.
Air France a prolongé ses annulations jusqu’à mardi inclus vers Tel-Aviv, Beyrouth, Dubaï et Riyad. Les passagers peuvent modifier ou reporter leur billet sans frais.
D’autres transporteurs suivent la même prudence.
Lufthansa suspend ses liaisons vers plusieurs destinations régionales jusqu’au 7 mars.
Swiss International Air Lines interrompt ses vols vers Dubaï et Tel-Aviv pour plusieurs jours.
Finnair et Wizz Air annoncent également des suspensions temporaires.
Un trafic sous haute surveillance
Les compagnies aériennes ajustent leurs plans de vol heure par heure, en fonction de l’évolution militaire et des consignes de sécurité.
La reprise dépendra directement de la stabilisation de la situation au Moyen-Orient. D’ici là, le ciel mondial reste sous tension, et les perturbations pourraient s’étendre si le conflit s’intensifie.