Les médecins libéraux en grève pour 10 jours
Les médecins libéraux sont en grève à partir du lundi 5 janvier 2026 et jusqu’au jeudi 15 janvier 2026, pour protester contre plusieurs mesures du budget de la Sécurité sociale.
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Une mobilisation "jamais vue". Les médecins libéraux sont en grève à partir du lundi 5 janvier 2026 et jusqu’au jeudi 15 janvier 2026, pour protester contre plusieurs mesures du budget de la Sécurité sociale, qui "mettent en danger" leur "liberté d'exercice". Parmi les griefs : un budget insuffisant face à des besoins croissants, un contrôle accru des prescriptions d'arrêts de travail ou des mesures permettant aux autorités de baisser "de façon autoritaire" les tarifs de certains actes, en "contournant" le dialogue social.
Les praticiens craignent aussi la restriction de leur liberté d'installation, objet de textes en cours d'examen au Parlement. "Les remontées de terrain sont impressionnantes. Les médecins se sentent trahis. Le mouvement sera excessivement suivi, je n'ai pas vu ça depuis 30 ans", affirme Frank Devulder, président du syndicat CSMF. D'après un "sondage flash" du syndicat, environ 85 % des adhérents prévoient de faire grève.
Tous les syndicats font front commun : les organisations professionnelles représentatives (Avenir Spé/Le Bloc, CSMF, FMF, MG France, SML, UFML), les étudiants (Isni, Isnar-Img, Anemf) comme la jeune génération (Jeunes Médecins, Médecins pour Demain).
Des mesures et des réquisitions pour assurer les soins
Cabinets fermés, blocs opératoires à l'arrêt, manifestation.... La grève devrait aller crescendo : dans les blocs des cliniques, l'activité sera réduite dès lundi 5 janvier 2026, et "arrêtée" à partir du 10 janvier 2026, jour d'une grande manifestation prévue à Paris.
Alors que le mouvement s'annonce très suivi, des mesures pour assurer la permanence des soins sont prévues, voire des "réquisitions", a annoncé dimanche la ministre de la Santé Stéphanie Rist dans un entretien à la République du Centre. Elle promet de prendre ses "responsabilités pour que nos concitoyens puissent être soignés tout en respectant la possibilité de faire grève pour les professionnels".
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