Le moral au travail remonte… mais certains salariés restent à bout
Après plusieurs années de dégradation, la santé mentale des travailleurs en France s’améliore enfin. Une tendance encourageante révélée par un baromètre publié jeudi, même si les écarts restent forts selon les métiers, avec des secteurs toujours en grande difficulté.
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C’est un signal que beaucoup attendaient. Pour la première fois depuis cinq ans, la part des salariés se déclarant en mauvaise santé mentale recule. Ils sont aujourd’hui 22 %, contre 25 % l’an dernier. Une baisse notable, qui concerne environ six millions de travailleurs.
Malgré ce mieux, la situation reste loin de celle d’avant la crise sanitaire. À ce rythme, un retour à la normale ne serait envisageable qu’à l’horizon 2030.
Des inégalités marquées entre les secteurs
Cette amélioration ne profite pas à tous. Les salariés du bâtiment, de la restauration ou encore des services affichent un meilleur état psychologique. La reprise économique et le sentiment d’accomplissement au travail jouent un rôle clé.
À l’inverse, le secteur médico-social et l’enseignement restent sous forte tension. Manque de moyens, surcharge de travail et sentiment d’impuissance continuent de peser lourdement sur le moral des professionnels.
Femmes et hommes pas logés à la même enseigne
Les femmes restent plus nombreuses à se dire en difficulté psychologique que les hommes. Une différence persistante, liée notamment à la charge mentale et aux contraintes du quotidien.
Toutefois, l’écart tend à se réduire, l’amélioration étant plus marquée chez les femmes sur la dernière année.
La prévention, un levier encore sous-exploité
L’étude souligne l’efficacité des actions de prévention en entreprise. Là où elles existent, la santé mentale des salariés est nettement meilleure. Pourtant, près d’un salarié sur deux n’a toujours accès à aucun dispositif de soutien.
Un paradoxe, alors que la libération de la parole progresse et que les enjeux de santé mentale sont désormais mieux reconnus.
Un enjeu humain… et économique
Si le travail n’est pas toujours la cause principale des troubles psychologiques, les entreprises en subissent directement les conséquences : baisse de l’engagement, fatigue chronique et risques accrus de burn-out.
Un constat qui pousse les experts à appeler à une mobilisation durable, bien au-delà des effets d’annonce.
Publié : 7h56 par Gwen BROT
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