La France a connu son printemps le plus chaud jamais enregistré avec une moyenne de 13,8 °C

Les bilans météo se ressemblent, confirmant la trajectoire du réchauffement climatique. Météo-France a annoncé que la France venait de traverser son printemps le plus chaud jamais mesuré depuis 1900.

La France a connu son printemps le plus chaud jamais enregistré
La France a connu son printemps le plus chaud jamais enregistré
Crédit : U.S. Air Force photo

Le verdict de l'institut météorologique est sans appel : avec une température moyenne nationale établie à 13,8 °C, le printemps 2026 est sur la première marche des printemps les plus chauds. Il affiche une anomalie thermique impressionnante de +1,7 °C par rapport aux normales saisonnières, devançant ainsi les précédents printemps records de 2011 et de 2020.

Cette moyenne inédite a été grandement propulsée par la vague de chaleur exceptionnellement précoce et intense qui a enveloppé l'Hexagone à la fin du mois de mai, faisant tomber de nombreux records absolus de température aux quatre coins du pays. Les prévisionnistes expliquent ce phénomène par la mise en place d'un dôme de chaleur en provenance directe d'Afrique.

Sécheresse : un déficit de pluie de 30 %

À ce thermomètre anormalement haut s'est couplé un manque criant de précipitations. Météo-France met en avant un mois d'avril particulièrement sec. Sur l'ensemble de la saison, le déficit pluviométrique atteint 30 % à l'échelle nationale. Ce printemps 2026 s'inscrit ainsi parmi les dix printemps les moins arrosés observés au cours de la période 1959-2026.

L'association de ces deux facteurs, des températures estivales et une absence de pluie, a eu des conséquences directes et visibles sur l'environnement. Une situation qui fait peser de lourdes inquiétudes sur l'état des nappes phréatiques et des cours d'eau alors que l'été météorologique ne fait que commencer.

La marque du changement climatique

Pour la communauté scientifique, ces anomalies répétées ne doivent rien au hasard. Sous l'effet du changement climatique global, provoqué par l'accumulation de dioxyde de carbone issue de l'utilisation massive des énergies fossiles comme le charbon, le pétrole et le gaz, les modèles climatiques s'accordent tous sur un point.

Les experts rappellent inlassablement que ces épisodes de vagues de chaleur et de sécheresse précoce sont mathématiquement amenés à devenir plus fréquents, plus intenses et à survenir de plus en plus tôt dans l'année. Ce printemps historique en est une illustration concrète de plus.

Publié : 19h22 par Titouan Guibert

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