L'Anses alerte sur les risques sanitaires du vapotage

Perçu comme une alternative au tabac, le vapotage n'est pas sans risques pour la santé alerte l'Anses dans une étude publiée mercredi 4 février 2026, à l’occasion de la journée mondiale contre le cancer.

cigarettes electroniques
Crédit : Unsplash

Les cigarettes électroniques ont la cote. Plus de 3 millions de Français vapotent quotidiennement selon le Baromètre de Santé publique France de 2024. Mais l'Anses alerte, dans un rapport publié mercredi 4 février 2026, sur des effets sanitaires "possibles à moyen et longs termes" : cancers, infections respiratoires et cardiovasculaires, problèmes de développement du fœtus... Des risques liés à l'inhalation des substances "toxiques" voire "cancérogènes" dans les liquides et dans les émissions des cigarettes électroniques.

L'agence reconnaît tout de même que le vapotage peut représenter "une option transitoire" en cas de sevrage tabagique difficile, car les produits sont moins nocifs que le tabac, qui sont "graves, avérés et très documentés" précise l'Anses. En 2023, en France, 32% des vapoteurs utilisent la cigarette électronique depuis plus de quatre ans, contre 24% en 2022. Selon l'Anses, "cette tendance traduit une stabilisation et une fidélisation croissante à la cigarette électronique chez les usagers réguliers." À noter que la durée d'ancienneté est souvent plus importante chez les anciens fumeurs, "suggérant une continuité de l’usage comme alternative au tabac".

L'agence sanitaire appelle à encadrer davantage la composition des produits de vapotage, notamment en interdisant les ingrédients présentant un risque sanitaire, et recommande de "mieux informer les consommateurs sur les risques associés à leurs pratiques." Elle préconise également de "diminuer l’attractivité des produits de vapotage pour les non fumeurs, tout en veillant à préserver l’accès aux dispositifs destinés à la réduction des risques chez les fumeurs."

Publié : 8h58

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