Guerre au Moyen-Orient : faut-il craindre un retour des achats de panique ?

Face aux tensions internationales et à la hausse des prix, les consommateurs changent déjà leurs habitudes. Comme lors des crises précédentes, certains produits de base voient leurs ventes grimper. Un réflexe de précaution qui reste toutefois mesuré.

Des achats anticipés qui repartent à la hausse
Des achats anticipés qui repartent à la hausse
Crédit : Image illustration

Depuis le début du conflit au Moyen-Orient le 28 février, les effets économiques se font sentir : carburant, fioul ou encore billets d’avion augmentent. Dans ce climat incertain, de nombreux consommateurs choisissent d’anticiper d’éventuelles difficultés en stockant certains produits.

Les données relevées entre le 9 et le 15 mars montrent une nette progression des achats dits “de précaution”, signe d’une réaction rapide face au contexte géopolitique.

Conserves et féculents en tête des ventes

Les produits les plus concernés sont ceux faciles à conserver. Les conserves de maquereaux affichent la plus forte hausse (+15,9%), suivies des plats préparés (+15,6%) et des sardines (+12,1%). Le riz (+10,2%) et les pâtes (+8,1%) confirment aussi cette tendance.

Les huiles, légumes secs et soupes enregistrent également des progressions notables. Des hausses jugées inhabituelles pour cette période de l’année, révélant une adaptation rapide des consommateurs.

Les hypermarchés résistent

Malgré l’augmentation des prix à la pompe, les consommateurs continuent de fréquenter les hypermarchés. Ces grandes surfaces enregistrent même une légère progression, à contre-courant de leur tendance habituelle.

Ces comportements rappellent ceux observés au début du Covid-19 ou lors du déclenchement de la guerre en Ukraine. Toutefois, les hausses actuelles restent plus modérées.

Publié : 18h52 par Titouan GUIBERT

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