Grandes marées de l'été : sifflets, cirés jaunes et balises, comment éviter le piège des hauts coefficients
Des coefficients de marée exceptionnels, grimpant jusqu'à 100, sont attendus sur nos côtes jusqu'à samedi. Pour profiter du spectacle, il est indispensable d'adopter les bons réflexes.
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Le premier piège, et le plus fréquent, réside dans la négligence ou la méconnaissance des horaires. Les heures de marée varient de plusieurs dizaines de minutes d'un jour à l'autre et diffèrent selon les communes. Avant de s'élancer, il est impératif de consulter les horaires officiels fournis par le Service hydrographique et océanographique de la marine.
Au-delà de la hauteur d'eau, les courants s'intensifient considérablement durant les grands coefficients, particulièrement sur les côtes de la Manche et de la mer du Nord où ils peuvent dépasser un mètre par seconde. Traverser un bras de mer en cours de remplissage, même s'il paraît peu profond, est une erreur qui peut s'avérer fatale.
S'équiper pour être repéré
La sécurité lors des grandes marées repose également sur l'équipement et l'entourage. Il est vivement conseillé de ne jamais partir seul sur l'estran ou, à défaut, de prévenir un proche resté à terre en lui indiquant précisément sa zone de destination et son heure prévue de retour. Pour faciliter le travail des sauveteurs en cas de recherche, le port de vêtements aux couleurs vives et hautement visibles, comme un ciré jaune classique, du rouge ou de l'orange, est particulièrement recommandé.
La technologie reste une alliée précieuse qu'il ne faut pas laisser de côté lors de ces sorties. Emporter un téléphone portable chargé et glissé dans une pochette étanche permet de contacter immédiatement les secours en mer via le numéro d'urgence 196.
Respecter la réglementation locale
Enfin, profiter des grandes marées implique de respecter le milieu naturel qui nous accueille. Les pêcheurs à pied doivent impérativement remettre en place les pierres et les algues qu'ils soulèvent pour débusquer les coquillages. Un caillou laissé à l'envers condamne toute la micro-faune et la flore qui s'y trouvent, et il faut compter près de trois ans pour que la vie y reprenne ses droits.
De la même manière, le respect des tailles minimales de capture et des quotas réglementaires est indispensable pour préserver la ressource, des contrôles de gendarmerie étant régulièrement organisés sur les plages pour veiller au grain.
Publié : 19h35 par Titouan GUIBERT
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