Le marché du gaz connaît une hausse brutale, avec +35% en quelques jours et au moins 15% supplémentaires attendus dès mai. En cause : des tensions géopolitiques, notamment au Qatar et dans le détroit d’Ormuz.
Résultat, le prix du MWh a plus que doublé en quelques mois, faisant craindre une hausse de plus de 200 euros par an pour certains foyers.
L’électricité, une alternative plus stable
Contrairement au gaz, le prix de l’électricité reste relativement stable en France. Grâce à une production nucléaire élevée, aucune hausse majeure n’est attendue avant 2027.
Un élément rassurant pour les consommateurs, qui cherchent à éviter les variations brutales de facture.
Mais une énergie toujours plus chère
Malgré cette stabilité, l’électricité reste nettement plus coûteuse : environ 19,4 centimes par kWh, contre 10,4 centimes pour le gaz.
Même avec les hausses annoncées, le gaz conserve donc un avantage tarifaire dans la majorité des cas.
Des économies possibles… sous conditions
Le passage à l’électrique peut devenir intéressant dans certains logements :
- habitations récentes
- bonne isolation
- équipements performants comme une pompe à chaleur
Dans ces cas précis, une consommation réduite peut compenser le prix plus élevé de l’électricité.
Un investissement important à anticiper
Changer de système de chauffage représente un coût conséquent :
- environ 10.000 euros pour une pompe à chaleur
- contre 3.000 euros pour une chaudière gaz
- jusqu’à 20.000 euros pour des travaux d’isolation
Sans aides ou rénovation, le passage à l’électrique n’est donc pas toujours rentable.
Le gaz reste majoritairement plus économique
En pratique, pour les logements anciens ou mal isolés, le gaz demeure aujourd’hui la solution la plus avantageuse financièrement.
Malgré sa hausse et son impact environnemental, il reste, pour beaucoup de foyers, le choix le plus accessible à court terme.