Flotte fantôme russe : un an de prison requis contre le commandant du Boracay

Le parquet de Brest réclame la peine maximale pour refus d’obtempérer après l’arraisonnement du navire en septembre 2025 au large de la Bretagne.

Boracay
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Crédit : Unsplash

Le ministère public a requis ce lundi 23 février un an d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende contre le capitaine chinois du Boracay. Le pétrolier, soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe, avait été intercepté le 27 septembre 2025 dans les eaux internationales, près de l’île d’Ouessant.

Selon le substitut du procureur Gabriel Rollin, le commandant Chen Zhangjie, 39 ans, a refusé de coopérer lors du contrôle mené par la marine française. Les militaires auraient été contraints d’effectuer une manœuvre dangereuse face à l’attitude jugée hostile du capitaine. Le parquet a également demandé l’émission d’un mandat d’arrêt, l’intéressé se trouvant actuellement en mer. La décision du tribunal correctionnel de Brest est attendue le 30 mars.

La compétence française contestée

À bord du navire se trouvaient aussi deux agents d’une société de sécurité privée russe, chargés de surveiller l’équipage et de recueillir du renseignement. L’un d’eux aurait appartenu à l’organisation paramilitaire Wagner. Le Boracay, qui naviguait sous un pavillon béninois considéré comme fictif, est désormais enregistré sous pavillon russe.

La défense conteste la compétence de la justice française, estimant que les faits relèvent du droit international, les événements s’étant déroulés en haute mer. L’avocat affirme par ailleurs qu’aucune sommation claire d’arrêt n’aurait été formulée. Après son immobilisation, le pétrolier a repris la mer cinq jours plus tard et se trouvait récemment près du port chinois de Rizhao.

Publié : 23 février 2026 à 19h27 par Dimitri COUTAND

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