Fête de la musique : ce qui est toléré (et ce qui reste interdit)
Si la tolérance est de mise pour la Fête de la musique, ce dimanche 21 juin ne sera pas une zone de non-droit. Horaires, décibels et terrasses : voici les règles pour éviter que la soirée ne se termine avec une amende.
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Le droit au bruit absolu n'existe pas. Le Code pénal continue de sanctionner les nuisances sonores excessives. En cas d'abus manifeste, la contravention pour tapage peut aller de 450 € à 750 €, et le matériel de sonorisation peut être saisi. Les préfectures et les mairies accordent des souplesses, mais elles restent encadrées par des arrêtés locaux.
Organiser une fête privée dans son appartement ou son jardin ne donne pas une liberté totale. Les voisins conservent leur droit au calme. Si la police se montre plus patiente ce soir-là, elle peut intervenir si le volume est déraisonnable ou trop tardif. Prévenir son voisinage en amont reste le meilleur réflexe.
Dans la rue, l'improvisation est encadrée
On ne peut pas bloquer une rue ou installer des enceintes partout. L'espace public reste soumis à la réglementation de la mairie, qui définit des emplacements précis pour garantir la sécurité et l'accès des secours. Pour les bars et restaurants, diffuser de la musique dehors ou agrandir une terrasse nécessite une autorisation municipale spécifique.
A l'échelle nationale, il n'y a pas d'heure de fin. À Nantes ou Rennes par exemple, la musique sur la voie publique est tolérée jusqu'à 1 heure du matin. Dépasser l'horaire fixé par l'arrêté municipal expose à une intervention immédiate des forces de l'ordre.
Publié : 19h19 par Dimitri COUTAND
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