Climat : les émissions de gaz à effet de serre ont nettement baissé en France
C’est un signal encourageant. Selon le bilan publié début juillet par le Citepa, les émissions de gaz à effet de serre ont enregistré une baisse significative de 4,8 % au cours du premier trimestre de l'année. Une trajectoire plutôt positive.
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Le principal moteur de ce recul se trouve dans nos foyers et nos bureaux. Le secteur du résidentiel et du tertiaire a en effet affiché une baisse spectaculaire de ses rejets de gaz à effet de serre. Le Citepa attribue directement cette performance à un hiver particulièrement doux, qui a considérablement réduit les besoins des Français en matière de chauffage.
Cette clémence météorologique s'est traduite par un effondrement de la consommation des énergies fossiles traditionnelles à l'échelle nationale. Les ventes de gaz naturel ont ainsi chuté de 12,7 % sur un an, tandis que le recours au fioul domestique a reculé de 13,3 %. Au total, la France a rejeté 98,5 millions de tonnes équivalent CO2 sur les trois premiers mois de l'année, contre 103,5 millions un an plus tôt, soit une économie nette de 5 millions de tonnes de gaz à effet de serre.
Des signaux contrastés dans l'industrie et les transports
Le secteur des transports, qui demeure la source de pollution majeure en représentant un tiers des émissions globales du pays, affiche un bilan plus timide mais orienté à la baisse. Le volume de CO2 a légèrement fléchi à la faveur d'un recul de 5,7 % des ventes de gazole sur les routes. À l'inverse, le transport aérien intérieur fait figure de mauvais élève avec une hausse marquée de 6,4 % de ses émissions sur la même période.
Du côté du monde économique, l'industrie manufacturière et le secteur de la construction participent également à la baisse globale. Le Citepa note une réduction notable de l'empreinte carbone dans plusieurs filières clés, notamment l'agroalimentaire, la chimie et la métallurgie des métaux ferreux. Même si cette estimation finale s'avère un peu moins spectaculaire que les prévisions de la mi-juin qui projetaient une baisse de 5,2 %, la tendance reste solidement amorcée.
Une dynamique à pérenniser
Cette baisse du premier trimestre 2026 s'inscrit dans la continuité des efforts mesurés ces dernières années, après des reculs de 3 % en 2024 et de 2,1 % en 2025. Interrogée sur ces résultats, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a chaleureusement salué « une bonne nouvelle ».
La représentante du gouvernement a toutefois immédiatement tempéré cet enthousiasme en rappelant que la douceur du climat ne devait pas masquer la nécessité de réformes structurelles. Selon la ministre, ces chiffres encourageants ne doivent en aucun cas conduire le pays à relâcher ses efforts, insistant sur l'impératif absolu d'accélérer la transition pour sortir définitivement de la dépendance historique aux énergies fossiles.
Publié : 19h39 par Titouan Guibert
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