D’après l’étude publiée le 3 avril, 92 % des artisans déclarent être impactés depuis la fin février, dans un contexte de tensions internationales. L’augmentation des carburants renchérit instantanément les déplacements et le fonctionnement quotidien des entreprises, déjà fragilisées.
Des matériaux de plus en plus chers
La hausse ne s’arrête pas au carburant. Les prix de nombreux matériaux suivent la même trajectoire, avec des augmentations pouvant atteindre 20 %. Bois, béton, cuivre ou encore PVC sont particulièrement concernés, sous l’effet combiné du coût du transport et des tensions sur l’approvisionnement.
Des chantiers sous tension
Ces hausses pèsent directement sur les marges et compliquent l’établissement des devis. Résultat : une incertitude croissante pour les professionnels, qui redoutent des retards, voire des interruptions de chantiers. Certains fournisseurs évoquent même des risques ponctuels de rupture.
Une activité déjà ralentie
La Capeb souligne enfin que la moitié des entreprises ressent déjà un impact sur leur activité. Entre coûts en hausse et difficultés logistiques, certains acteurs réduisent temporairement leur rythme, faisant planer le risque d’un ralentissement durable du secteur.