Canicule : les écoles vont-elles fermer ? Le casse-tête qui inquiète parents et enseignants
Des classes à plus de 30°C, des élèves épuisés… mais aucune fermeture annoncée pour l’instant
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/jQeGQgXNld/image/ChatGPT_Image_28_mai_2026__07_32_501779946458588.png)
Alors que la France étouffe sous une vague de chaleur exceptionnelle pour un mois de mai, la question revient avec insistance : faut-il fermer les écoles ? Malgré des températures parfois insupportables dans certaines salles de classe, le gouvernement refuse pour le moment d’envisager une fermeture généralisée. Une décision qui suscite déjà critiques et inquiétudes.
Une chaleur étouffante dans des écoles mal adaptées
Depuis plusieurs jours, les thermomètres explosent partout en France. Dix-sept départements sont placés en vigilance orange canicule et dans certaines classes, les températures dépassent déjà les 30°C.
Des enseignants signalent des malaises, des élèves peinent à suivre les cours et beaucoup d’établissements souffrent d’un manque criant d’isolation ou de climatisation.
Malgré cela, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, assure qu’« il n’est pas envisagé pour l’instant de fermer les classes ».
Le gouvernement promet toutefois un “plan ministériel de gestion des vagues de chaleur” afin de préciser les consignes à appliquer en cas d’aggravation de la situation.
Pourquoi les écoles restent ouvertes ?
La fermeture des établissements scolaires en période de canicule reste une mesure exceptionnelle en France.
En théorie, plusieurs acteurs peuvent demander une fermeture temporaire : les parents d’élèves, les enseignants, les maires ou encore les directeurs académiques. Mais la décision finale revient généralement aux préfets ou aux maires.
Le problème, c’est qu’aucune règle claire n’existe réellement. Contrairement à l’Allemagne, la France ne fixe aucun seuil officiel de température à partir duquel les écoles doivent fermer.
Résultat : chaque territoire doit improviser face à la chaleur.
En 2025, plus de 2 200 écoles avaient fermé
Le scénario n’est pourtant pas inédit.
L’an dernier, plus de 2 200 écoles publiques avaient dû fermer totalement ou partiellement au plus fort de la canicule. Dès le début du mois de juin, près de 200 établissements avaient déjà suspendu les cours.
À l’époque, de nombreux maires dénonçaient un manque de soutien de l’État et l’absence de directives nationales précises.
L’Association des petites villes de France estimait même que les élus locaux étaient “laissés seuls” face à des décisions extrêmement sensibles.
Les enseignants peuvent exercer un droit de retrait
Autre possibilité : le droit de retrait.
Depuis que les fortes chaleurs sont reconnues comme un risque professionnel, des enseignants peuvent décider d’interrompre leur activité s’ils estiment que leur santé ou leur sécurité sont menacées.
Mais là encore, aucun texte ne précise précisément à partir de quelle température les conditions deviennent dangereuses.
Des solutions intermédiaires envisagées
Face à cette situation, certains syndicats proposent des alternatives :
- cours uniquement le matin,
- aménagement des horaires,
- limitation des activités physiques,
- distribution renforcée d’eau.
Pour l’instant, aucune mesure nationale de ce type n’a été annoncée.
Mais avec une vague de chaleur aussi précoce et intense, la question des écoles pourrait rapidement devenir explosive dans les prochains jours.
Publié : 7h26 par Gwen BROT
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/rmn/images/logo_yms0FlH36F.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x2000/filters:format(webp)/medias/jQeGQgXNld/image/Btn_Contact_Redaction1739790016929.png)