Canicule : des classes transformées en fours, le gouvernement exclut la fermeture

Alors que 13 départements sont placés en vigilance orange, le ministère de l'Éducation nationale refuse de fermer globalement les établissements ou de reporter les examens. Sauf décision locale exceptionnelle, les parents ont l’obligation d'y envoyer leurs enfants.

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La France fait face à une vague de chaleur particulièrement précoce. Avec des températures records enregistrées sur une grande partie du territoire, l'inquiétude grandit chez les parents d’élèves. Pourtant, l'exécutif garde le cap. Édouard Geffray, représentant du ministère, a exclu de fermer temporairement les écoles.

Le calendrier des examens reste lui aussi inchangé : les épreuves du baccalauréat professionnel prévues cette semaine et celles du bac général en juin ne feront l'objet d'aucun report. Toutefois, des fermetures au cas par cas restent envisageables.

Pas de retrait des enfants

De nombreux parents s'interrogent sur leur droit de garder les enfants à la maison pour les protéger de la chaleur. La règle juridique est pourtant claire : c'est interdit. Hormis le cas exceptionnel d'une vigilance rouge canicule ou d'une fermeture officielle de l'école par le maire ou le préfet, la météo n'est pas un motif légitime d'absence au sens du Code de l'éducation.

L'instruction étant obligatoire de 3 à 16 ans, chaque absence doit être dûment justifiée. En cas de manquements répétés et injustifiés à l'obligation d'assiduité, les familles s'exposent à une amende pouvant aller jusqu'à 750 euros.

Des aménagements immédiats ?

Pour faire face à l'urgence, des consignes de bon sens ont été transmises aux chefs d'établissement : aération des classes aux heures fraîches, hydratation régulière et limitation stricte des activités physiques.

Les syndicats estiment que 20 à 30 % des établissements ne sont pas du tout adaptés aux canicules. Pour y répondre, le gouvernement rappelle qu'un plan de rénovation énergétique des écoles doté de deux milliards d'euros a été lancé il y a trois ans. Actuellement, 6 200 sites scolaires sont en travaux sur les 60 000 que compte le pays.

Publié : 19h16 par Titouan GUIBERT

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