Calvitie : une simple ordonnance ne suffit plus pour obtenir le traitement
Le finastéride, un traitement médicamenteux contre la calvitie, ne sera plus accessible sur simple ordonnance. L’Agence nationale de sécurité du médicament renforce l'information des patients dès jeudi 16 avril 2026.
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L’Agence nationale de sécurité du médicament (l'ANSM) alerte depuis plusieurs années sur les risques du finastéride, longtemps délivré en pharmacie comme n'importe quel autre médicament sous ordonnance. Cette molécule, qui ralentit la chute de cheveux et l'apparition de la calvitie en bloquant l'action de la testostérone sur les follicules du cuir chevelu, expose les patients à des troubles psychiatriques et de la fonction sexuelle pouvant conduire à des idées suicidaires. En France, 30 000 hommes utilisent le finastéride 1 mg, pour freiner l'alopécie.
Une attestation cosignée par le patient et le médecin
L’ANSM a donc décidé de renforcer l'information des patients, qui auront besoin, dès jeudi 16 avril 2026, d’une attestation annuelle d'information cosignée par eux-mêmes et par leur médecin, en plus de l'ordonnance, pour obtenir ce médicament. Cette attestation sera à renouveler une fois par an. Le patient devra la remettre au pharmacien en même temps que son ordonnance, faute de quoi la dispensation pourra être refusée. Les patients déjà en traitement ont jusqu’à la mi-juin 2026 pour se procurer cette attestation, le temps de revoir leur médecin. Cette attestation vient s'ajouter à d'autres outils : carte patient dans chaque boîte, mention d'alerte avec QR code, fiche d'information actualisée.
Deux tiers des cas d'effets secondaires signalés sont graves
Une expertise de la Base nationale de pharmacovigilance, demandée par l'ANSM, montre que les deux tiers des 110 dossiers d'effets secondaires montés entre 1985 et 2024 sont considérés comme des cas graves, dont un décès par suicide et trois tentatives de suicide, selon les résultats publiés le 25 septembre 2025. Depuis l'expertise, deux autres malades ont mis fin à leurs jours, indique l'ANSM. Il s'agit d'hommes jeunes, 30 ans en moyenne. Quant aux patients qui arrêtent le traitement, les effets secondaires persistent. La moitié des patients qui ont déclaré des troubles sexuels ou psychiatriques étaient encore affectés trois ans après l'arrêt de leur traitement et un quart, huit ans après, note l'ANSM.
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