Blâme, interdiction d'examen, prison : ce que risquent les tricheurs au bac 2026

Alors que le baccalauréat 2026 est lancé pour les plus de 727 000 candidats, les autorités rappellent la sévérité des sanctions face à une fraude en hausse de 30 % l'an dernier.

Bac
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La triche englobe l'usage de smartphones, montres connectées, calculatrices non autorisées, antisèches ou l'usurpation d'identité. En cas de flagrant délit, le surveillant confisque le matériel et rédige un procès-verbal signé par les surveillants et le candidat. Sauf perturbation grave, ce dernier finit son épreuve. Le dossier est transmis au recteur, qui peut saisir la commission de discipline. Durant la procédure, le lycéen ne peut ni avoir ses résultats ni s'inscrire dans le supérieur.

Au niveau disciplinaire, la commission académique peut prononcer un blâme, la privation de mention, ou l'interdiction de passer tout examen de l'Éducation nationale (y compris le permis de conduire) et de s'inscrire dans le supérieur pour une durée maximale de cinq ans. Pour les cas graves comme la fuite de sujets ou la substitution de personne, la fraude devient un délit pénal. Les coupables risquent alors jusqu'à trois ans de prison et 9 000 euros d'amende.

Des détecteurs de smartphones mis en place

En 2025, les smartphones et montres connectées ont représenté 55 % des fraudes, contre 24 % pour les antisèches et 8 % pour l'intelligence artificielle. Pour y remédier, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a déployé pour cette session 2026 des détecteurs de smartphones installés de manière aléatoire dans les centres d'examen afin de garantir l'équité.

Publié : 17 juin 2026 à 19h14 par Dimitri COUTAND

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