Affaire Jubillar : vers la fin d'une enquête qui dure depuis 2020
Plus de 5 ans après la disparition de Delphine Jubillar, l'une des affaires les plus médiatisées de France connaît un épilogue spectaculaire. Ce jeudi 16 juillet, des ossements humains ont été découverts dans le Tarn sur les indications précises de son époux, Cédric Jubillar.
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L'affaire débute dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, un petit village du Tarn. Delphine Aussaguel, une infirmière de trente-trois ans et mère de deux enfants, disparaît en pleine nuit sans laisser de trace. Très vite, les soupçons se portent sur son mari, Cédric Jubillar, avec qui elle était en instance de divorce. Malgré sa mise en examen et son incarcération dès juin 2021, l'artisan plaide farouchement son innocence.
Pendant plus de cinq ans, l'absence de corps, d'aveux et de preuves matérielles directes fige l'enquête dans un statu quo frustrant, alimentant les débats juridiques et médiatiques.
Le scénario a radicalement basculé au début de l'été 2026. Le 6 juillet dernier, lors d'un interrogatoire mené par la présidente de la cour d'assises, Cédric Jubillar a formulé de premiers aveux, reconnaissant être à l'origine du décès de son épouse. Réentendu le mercredi 15 juillet, il a réitéré ses déclarations et accepté d'orienter précisément les enquêteurs vers l'endroit où il s'était débarrassé de la dépouille.
Découverte macabre au milieu d'un champ
Sur la base de ces précieuses indications, les autorités ont déployé un dispositif de recherche considérable ce jeudi 16 juillet à Villeneuve-sur-Vère, une commune située à une dizaine de kilomètres du domicile du couple. Pas moins de cent gendarmes mobiles, des équipes cynophiles et un système de lutte antidrone ont été mobilisés pour sanctuariser le périmètre de fouille.
Les restes de la victime ont été découverts enfouis à proximité d'une maison abandonnée depuis des années, située au milieu d'un champ agricole. Le maire de la commune voisine de Mailhoc a précisé que cette zone isolée n'avait jamais fait l'objet de recherches particulières par le passé.
Les ossements ont immédiatement été mis sous scellés pour être acheminés vers le laboratoire de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale à Pontoise. Une équipe pluridisciplinaire de sept spécialistes de cet institut est restée sur site pour superviser le recueil méticuleux des traces et indices.
Publié : 19h38 par Titouan GUIBERT
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