En juillet 2023, le petit garçon disparaît dans le hameau du Haut-Vernet, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Malgré d’importantes recherches, aucune trace immédiate.
Il faut attendre plusieurs mois pour qu’une promeneuse découvre des ossements et des vêtements appartenant à l’enfant, à plus d’un kilomètre du lieu de disparition.
Depuis, les investigations se concentrent sur une hypothèse : l’intervention possible d’un tiers. Mais sans preuve formelle, l’enquête piétine.
Une campagne ADN hors norme
Pour tenter de débloquer la situation, les enquêteurs ont lancé une vaste campagne de prélèvements.
Au total, 106 personnes — habitants ou promeneurs présents ce jour-là — ont accepté de fournir leur ADN. L’objectif est simple : comparer ces profils avec les traces retrouvées sur les éléments liés à l’affaire.
Chaque prélèvement est réalisé à l’aide d’un écouvillon buccal. Un geste rapide, indolore, mais crucial pour la suite des analyses.
Dans les coulisses du laboratoire
Une fois collectés, les échantillons sont envoyés en laboratoire.
Les experts commencent par extraire l’ADN contenu dans les cellules. Celui-ci est ensuite amplifié grâce à la technique PCR, bien connue depuis la pandémie de Covid-19.
Cette étape permet d’obtenir un profil génétique exploitable, même à partir de traces infimes. En quelques heures seulement, un premier résultat peut être établi. Mais pour plus d’une centaine d’échantillons, le travail s’organise souvent par séries.
Comparer pour éliminer… ou désigner
Une fois les profils établis, débute le travail de comparaison.
Les ADN collectés sont confrontés à ceux retrouvés sur les vêtements et les ossements. L’objectif n’est pas seulement de trouver une correspondance, mais aussi d’éliminer toutes les personnes non impliquées.
Car toutes les traces ne sont pas forcément suspectes : certaines peuvent provenir de contacts anodins ou familiaux. Les experts doivent donc interpréter chaque résultat avec prudence et contexte.
Fermer des pistes, ouvrir des réponses
Cette campagne ADN ne garantit pas une résolution immédiate de l’affaire. Mais elle joue un rôle clé : réduire le champ des possibles.
En écartant une majorité de profils, les enquêteurs peuvent concentrer leurs recherches sur des pistes plus précises. Et si un ADN inconnu ou compatible apparaît, de nouvelles expertises seront engagées.
Dans une enquête aussi sensible, chaque détail compte. Et ces analyses pourraient bien, enfin, apporter un éclairage décisif sur ce drame.