À Brest, Macron redessine la dissuasion nucléaire européenne

Ce lundi, Emmanuel Macron prononce un discours stratégique depuis l’Île Longue, à Brest. Le chef de l’État doit préciser la place de la dissuasion nucléaire française dans la sécurité du continent, dans un contexte de guerre en Ukraine et d’interrogations sur l’engagement américain.

Le SNLE Le Triomphant vers l'ile Longue
Le SNLE Le Triomphant vers l'ile Longue
Crédit : Marine Nationale

Le président s’exprime depuis l’Île Longue, à Brest, site ultrasensible qui abrite les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins.
Cette composante océanique, avec les forces aériennes stratégiques, constitue le socle de la dissuasion française.
Un cadre solennel pour un message présenté comme majeur par l’entourage présidentiel.

Une doctrine à dimension européenne

La France est, avec le Royaume-Uni, la seule puissance nucléaire en Europe.
Au sein de l’Union européenne, elle demeure la seule à disposer de l’arme atomique.
Dès 2020, Emmanuel Macron affirmait que les « intérêts vitaux » français comportaient une dimension européenne, ouvrant la voie à un dialogue stratégique avec les partenaires du continent.

Un contexte géopolitique bouleversé

La guerre en Ukraine, la montée des tensions avec la Russie et les incertitudes sur la solidité du parapluie américain ont changé la donne.
Plusieurs dirigeants européens, dont le chancelier allemand Friedrich Merz, ont récemment évoqué des discussions autour d’une coopération renforcée en matière de dissuasion.
Paris envisage désormais des exercices communs et des partenariats ciblés avec certains pays clés.

Des annonces très attendues

L’Élysée évoque un moment important du quinquennat, susceptible de marquer une évolution significative.
Reste à savoir jusqu’où la France est prête à aller dans l’articulation entre sa doctrine nationale et la sécurité collective européenne.
Réponse ce lundi, depuis Brest.

Publié : 8h47

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