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Renaissance du Pen Duick, le mythique voilier d'Eric Tabarly sera à Lorient demain

17 mai 2019 à 10h49 Par Rédaction RMN
Jacqueline Tabarly, Arnaud Pennarun (maître d'oeuvre) et Marie Tabarly, devant Pen Duick au chantier du Guip à Brest dans le Finistère, le 16 mai 2019 afp.com/Fred TANNEAU
Crédit photo : AFP

Brest, vendredi 17 mai 2019, C’est une renaissance pour Pen Duick ! Le cotre mythique d’Eric Tabarly construit en 1898 sort du Chantier du Guip de Brest au terme d’un an et demi de restauration et de plus de 13 000 heures de travail.

Classée monument historique en 2016, la « petite tête noire » s’apprête à reprendre la mer, après sa remise à l’eau  à Lorient ce samedi 18 mai 2019. Le Pen-Duick représentait un défi important car les chantiers impliqués voulaient respecter la démarche technique d’Éric Tabarly, tout en utilisant les moyens modernes de construction et les matériaux actuels.
                           
              Selon la cité de la voile Eric Tabarly, "la bateau sera mouillé au niveau de quai Papin entre 16h et 16h30"
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Éric Tabarly avait été projeté à la mer par la pièce d'un gréement en 1998
au sud-ouest du Pays de Galles, alors qu'il se trouvait à bord de Pen Duick, son tout premier bateau, construit en Écosse en 1898. 

Le Pen Duick a 120 ans
Un bâteau familial né en Ecosse en 1898 : Guy Tabarly le père d'Eric Tabarly achète Pen-Duick en 1938 à la famille Lebec de Nantes. C'est l'époque en France de la naissance de la plaisance et les yachts sont très peu nombreux. En rachetant, en 1952, Pen-Duick à son père, Eric Tabarly en devient à 21 ans le quinzième propriétaire. Avec son père, il participe à bord à ses premières courses du RORC dans les années 60.
Eric sauve une première fois Pen-Duick en 1958. Il innove en réalisant une coque en polyester sur la coque de Pen-Duick qui est en bois et irréparable; elle lui sert de moule. Pen-Duick devient ainsi la plus longue coque en polyester de l'époque. Le chantier Costantini de la Trinité sur Mer où se trouve le bateau terminera par la suite les travaux de réalisation de la charpente en bois.

Une cagnotte encore ligne 
Du fait de son classement, le coût de sa restauration, d'un montant de 650.000 euros, a été pris en charge à hauteur de 70% par la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) de Bretagne, la région Bretagne et le département du Morbihan. Une cagnotte est toujours en ligne sur le site : gwenneg.bzh


La cagnotte, vendredi 17 mai 2019, lancée par Jacqueline Tabarly et l'association Pen-Duick