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10 au 12 mai - 25e édition du Festival du théâtre du Centre Ouest Bretagne à Gourin

08 mai 2019 à 06h15 Par Rédaction RMN
Compagnie Faltazia


Pour sa 25e édition le Festival du théâtre du centre ouest Bretagne fait la part belle au théâtre débat.
Les représentations seront suivies d’un débat sur les sujets abordés. Cette année le sujet principal est celui de la migration des populations d’hier et d’aujourd’hui.
5 euros d'entrée à la salle des fêtes de Tronjoly à Gourin. 

Le programme complet : 

Le vendredi 10 mai le festival sera inauguré, à 21h, par la pièce Migraaaants de Matéi Visniec, jouée par la compagnie Faltazia de Carhaix.

Vous allez embarquez sur un bateau de fortune qui traverse la méditerranée pour amener "des gens qui quittent un endroit, où ils sont chez eux, pour rejoindre un autre endroit, où ils ne sont pas chez eux". Vous allez rencontrer des personnages marqués par les épreuves, qui vont tous être confrontés au discours politiquement correct des démocraties occidentales. C’est le règne de la débrouille pour arriver dans le supermarché de la mondialisation, dont les rayons, qui regorgent de produits, se trouvent sur un périmètre géographique limité. Alors des queues gigantesques se forment aux entrées. Ils sont érythréens, somalis, tchadiens, syriens, ou encore libyens …, tous animés par un énorme désir de vivre…

Matéi Visniec est un auteur roumain qui a fui la Roumanie du dictateur Ceaușescu pour se réfugier en France. Il brosse un tableau sans concession de ces populations migrantes qui frappent à nos portes pour fuir la misère et la guerre. Son écriture mêle son goût de l’absurde et son humour noir, qui est des plus féroces. Un véritable plaidoyer humaniste et humanitaire dont l’un des objectifs est de réveiller les consciences. A consommer sans modération !

La représentation sera suivie d’un débat sur les phénomènes migratoires d’aujourd’hui. .

Le samedi 11 mai, à 15 h, ce sont les migrations d’hier qui seront abordées, notamment celles des européens vers les Amériques, au travers de la pièce « Gardel y yo, une vie tango »jouée par Carol Delgado et Damien Joëts et mis en scène par Pierre-Marie Quesseveur.

Ce spectacle met en avant la vie du célèbre chanteur de tango argentin Carlos Gardel et celle de sa mère Berthe, mais c’est avant tout un spectacle sur la femme et sur l’exil de beaucoup d’Européens vers l’Argentine au début du XXe siècle.
Carlos Gardel est une légende, qui est née à Toulouse, a traversé l’Atlantique, les quartiers populaires, et les bordels de Buenos Aires, où l’on danse entre hommes et entre femmes, pour gagner les salons des nouveaux riches de toute l’Amérique Latine, puis les casinos puis les grandes salles des capitales nord-américaines ou européennes. Berthe Gardes, sa maman, qu’il n’a jamais quittée, parle de lui. Et, comme elle n’a pas la langue dans sa poche, elle vide son sac. La légende en prend un coup. En une heure, elle raconte les humiliations qui l’ont obligée à fuir la France, en même temps que des millions de miséreux ; pour le Nouveau monde. Sous le piano du bordel, Carlitos a vite compris que le peuple de l’exil avait besoin que quelqu’un chante leur nostalgie des pays et des femmes perdues, les rêves brisés.

A partir d’une mise en scène contemporaine, de Pierre-Marie Quesseveur , la comédienne, et chanteuse, Carol Delgado, accompagnée par le pianiste Damien Joët, va, entre chansons et récit, non seulement faire revivre le mythe Gardel mais le mythe de toute une époque, dont les vraies héroïnes sont les femmes. C’est un spectacle de théâtre musical contemporain où la comédienne et chanteuse, Carol Delgado chante des tangos argentins principalement de Carlos Gardel puisque dans le spectacle elle interprète sa mère.
Ce n’est pas un spectacle sur la danse, mais sur la naissance du mythe Gardel et les années folles.

La représentation sera suivie d’un débat sur le phénomène migratoire des XIXe et XXe siècle vers les Amériques, migrations qui ont notamment fortement touché la région gourinoise.
Et pour les amateurs de danse elle se terminera par une Milonga, une session au cours de laquelle tout le monde pourra s’exercer à danser du tango.

Le samedi 11 mai à 21 h la compagnie Faltazia présentera, pour la seconde fois, son spectacle Migraaaants de Matéi visniec, toujours suivi d’un débat sur les migrations d’aujourd’hui.

Comédie du dimanche

Le dimanche 12 mai, à 15 h, place à la comédie avec une pièce de Jean Larriaga, « Pire que des mômes » interprétée par les Zig aux taux de Carhaix.

Otez aux rencontres de la vie l’emballage du savoir vivre, jetez la bienséance, remuez en agitant à feu vif… Le déballage des âmes est prêt à servir chaud.
Jean Larriaga est un réalisateur de cinéma et un auteur de théâtre amoureux de la vie. Il a grandi dans un commerce parisien et a toujours aimé observer les scènes de la comédie humaine. Il a livré énormément de baguettes, de croissants et de brioches dans tous les cafés à la ronde. « Je crois que j’écris dit-il, parce que dans la boulangerie de mes parents, qui était comme un théâtre ouvert sur le quartier, j’ai emmagasiné très tôt une foule d’observations sur les gens et un quotidien que j’ai envie de faire décoller. »

Son théâtre manie humour et désir de raconter des histoires. C’est un touche à tout mais qui touche avec une grande rigueur et une envie de surprendre le spectateur dans la pure tradition des coups de théâtre.
La représentation sera suivie d’un débat hommage à Jean Larriaga, décédé en 2016.

A ECOUTER LE PODCAST, AVEC PIERRE MARIE QUESSEVEUR